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Tanaru : 26 ans d’isolement, une vie en hamac

L'histoire de l'indigène Tanaru. Il finit sa vie dans son hamac  26 ans d'isolement révélés

L’histoire de l’indigène Tanaru, un chapitre à la fois captivant et empreint de tragédie, est un récit qui a secoué le Brésil en août 2022. Dans les profondeurs de l’Amazonie brésilienne, au cœur de l’État de Rondonia, Tanaru a vécu près de trois décennies dans une isolation totale, loin du monde extérieur. Il est devenu le dernier survivant de sa tribu, les Tanaru, décimée par une série d’attaques depuis les années 1970. Sa découverte macabre dans son hamac a soulevé des questions énigmatiques, laissant derrière lui un héritage culturel en danger et un combat pour la préservation des terres indigènes en Amazonie. Plongeons dans cette histoire poignante de résilience et de tragédie, où l’isolement et la survie ont été les thèmes dominants de la vie de l’indigène Tanaru.

Découverte de la mort du dernier membre d’une tribu indigène brésilienne

En août 2022, une nouvelle tragique a secoué le Brésil alors que le dernier membre d’une tribu indigène isolée a été découvert sans vie dans son hamac à la frontière avec la Bolivie. L’annonce, relayée par CNN et basée sur les informations de l’agence brésilienne de protection des indigènes, Funai, a suscité une attention mondiale. L’histoire de cet indigène, connu sous le nom d'”indigène Tanaru” ou “indigène du trou”, est à la fois captivante et empreinte de tragédie.

 

Découverte de la mort du dernier membre d’une tribu indigène brésilienne

 

Une vie d’isolation et de résistance

L’indigène Tanaru a passé près de trois décennies de sa vie dans une isolation totale, loin du monde extérieur, au cœur de l’État brésilien de Rondonia, dans la profondeur de l’Amazonie brésilienne, sur les terres du peuple indigène Tanaru. Sa vie était marquée par le mystère et l’auto-préservation, faisant de lui le dernier survivant de sa tribu anéantie par une série d’attaques depuis les années 1970.

 

Une vie d'isolation et de résistance

 

La découverte macabre et ses détails énigmatiques

L’annonce de sa mort a été faite par l’institution Funai, qui a découvert son corps sans vie dans son hamac lors d’une ronde de surveillance. Les circonstances de sa mort demeurent énigmatiques : aucune trace de violence n’a été relevée, et tous ses objets personnels semblaient être en place. En plus de ses arcs et flèches, symboles de sa chasse, les autorités ont découvert des vergers soigneusement entretenus où il cultivait une variété de fruits et légumes, suggérant un niveau de subsistance autonome.

 

La découverte macabre et ses détails énigmatiques

 

L’héritage et la culture de l’indigène du trou

Surnommé “l’indigène du trou”, il a gagné ce nom en raison de sa pratique de creuser des trous profonds pour piéger des animaux, une méthode qui lui a permis de survivre dans l’isolement. Sa tribu avait été victime d’attaques dévastatrices de la part d’éleveurs et d’accapareurs de terres depuis des décennies, ce qui l’a poussé à éviter tout contact avec le monde extérieur pour assurer sa survie.

Survival International a déclaré que le reste de leur tribu avait été anéanti par diverses attaques depuis les années 1970, principalement par des éleveurs et des accapareurs de terres. Selon Survival International, les agriculteurs avaient l’habitude de les attirer avec des cadeaux de sucre, puis de les empoisonner avec de la mort aux rats.

 

L'héritage et la culture de l'indigène du trou

La dernière image de lui, filmée en 2011 mais publiée sept ans plus tard, le montre à moitié nu en train de couper un arbre à la hache. © FUNAI / AFP

APRÈS AVOIR VU LES MASSACRES ODIEUX ET LES INVASIONS DE LEURS TERRITOIRES, SON REFUS DE CONTACT AVEC LE MONDE EXTÉRIEUR A ETE SA MEILLEURE CHANCE DE SURVIE”, A DÉCLARÉ SARA SHENKER DE SURVIVAL INTERNATIONAL.

Les images rapportées dans le magnifique documentaire “Corumbiara” (2009) de plus de 2 heures, de Vincent Carelli, montrent un autochtone méfiant scrutant depuis une ouverture dans sa hutte au toit de chaume ses visiteurs, avant de brandir de manière menaçante une lance, sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche. Les images sont à 1h 34minutes et 15 secondes.

 

Cette image d'une cabane où il vivait est sortie en 2018

Cette image d’une cabane où il vivait est sortie en 2018

Le combat pour la survie des peuples indigènes

Le récit de l’indigène Tanaru met en lumière les défis pressants auxquels sont confrontés les peuples indigènes isolés en Amazonie brésilienne. Près de 114 groupes indigènes vivent isolés de la société moderne, luttant pour protéger leur mode de vie traditionnel et leurs terres face à l’exploitation illégale des ressources naturelles et à la destruction de leur habitat.

 

Le combat pour la survie des peuples indigènes

 

Un héritage qui s’éteint

Avec la mort de l’indigène Tanaru, c’est toute une culture qui disparaît. L’ histoire de l’indigène Tanaru reflète un triste chapitre de l’histoire humaine marqué par le génocide délibéré de son peuple par des acteurs intéressés par l’accaparement de terres et les richesses naturelles.

 

Un héritage qui s'éteint

 

Le combat pour la préservation

La terre indigène Tanaru, s’étendant sur 8 000 hectares de forêt vierge, reste aujourd’hui une zone de pression constante de la part des éleveurs, bûcherons illégaux et exploitants miniers. Les organisations comme Survival International continuent de se battre pour la préservation des terres indigènes et la survie des peuples qui en dépendent.

 

Le combat pour la préservation

 

Une lueur d’espoir pour la survie indigène

Bien que le récit de l’indigène Tanaru se soit conclu avec sa mort, l’histoire des peuples indigènes isolés en Amazonie brésilienne continue. Environ 400 000 indigènes vivent dans la région, faisant face à des menaces persistantes d’exploitation des ressources. Leur combat pour la survie et la préservation de leurs modes de vie traditionnels demeure un enjeu crucial pour l’avenir de la région et de la planète tout entière.

 

Une lueur d'espoir pour la survie indigène

«Avec sa mort, c’est la fin du génocide de ce peuple indigène. C’était un véritable génocide, l’élimination délibérée d’un peuple entier par des éleveurs de bétail avides de terres et de richesses.»

La dernière séquence du “Pit Man” a été publiée par Funai en 2018. Elle a été filmée en train de casser un arbre avec un outil en forme de hache. Selon la source citée, “l’homme du puits” a planté des cultures, notamment du maïs et de la papaye, et a construit des maisons en paille.

Retrouvez un résumé de l’ histoire de l’indigène Tanaru en vidéo.

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